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Les oreillons sont une maladie virale principalement infantile, mais qui peut atteindre l'adulte jeune dans 15 % des cas. Très contagieuse, le principal risque pour l'adulte est l'inflammation d'un testicule qu'on appelle l'orchite. Grâce à la vaccination, elle est malgré tout de plus en plus rare. L'essentiel de ce qu'il faut savoir sur les oreillons chez l'adulte.

Oreillons chez l'adulte : de quoi s'agit-il ?

Les oreillons sont dus à un virus, le paramyxovirus ou virus ourlien, qui se transmet de personne à personne par voie aérienne, par les gouttelettes de salive. Très contagieuse, cette infection confère une immunité durable : on ne peut pas l'attraper 2 fois. Pour cette raison, et depuis la vaccination effectuée à 2 ans, elle est devenue rare et atteint surtout l'enfant prépubère (85 %) et l'adulte jeune. Elle est exceptionnelle chez le nourrisson qui garde pendant 9 à 12 mois les anticorps de sa mère. Elle est responsable d'épidémies hivernales touchant les collectivités d'enfants et les adultes non immunisés à leur contact.

Depuis la vaccination, le nombre de cas annuel d'oreillons est passé de 500 000 en 1987 à 17 000 cas en 2000. La couverture vaccinale reste malgré tout encore trop insuffisante pour espérer une élimination de la maladie, comme en Finlande ou en Suède. La vaccination a également provoqué un recul de l'âge moyen de survenue des oreillons, qui est passé de 5 ans en 1986 à 16,5 ans en 2011.

Symptômes des oreillons chez l'adulte

Les oreillons sont une maladie en règle générale bénigne. Elle peut même être inapparente dans 30 % des cas. Après une incubation d'une vingtaine de jours, apparaissent une fièvre modérée associée à des douleurs d'oreille et une gêne à la mastication. Puis la parotide, la glande salivaire située au niveau de l'angle de la mâchoire, s'infecte : c'est la parotidite ourlienne. Elle se manifeste par un gonflement douloureux, unilatéral puis bilatéral, entre le lobe d'oreille et la mâchoire.

La parotidite ourlienne peut être associée à une angine rouge, une inflammation des ganglions de la région et une atteinte des autres glandes salivaires (sous-maxillaires et sublinguales). La fièvre et les maux de tête sont plus intenses chez l'adulte que chez l'enfant. L'évolution reste habituellement favorable en une dizaine de jours.

Parotidite

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Complications des oreillons chez l'adulte

Le virus des oreillons peut atteindre d'autres organes.

  • Une orchite : c'est l'inflammation d'un testicule, qui touche 20 à 30 % des adultes atteints (elle est exceptionnelle avant la puberté). Elle est bilatérale dans 15 à 30 % des cas, mais cause rarement une baisse de la fertilité. Survenant après la parotidite, elle s'accompagne de fièvre et de douleurs abdominales, avec un gonflement douloureux du testicule.
  • Une atteinte neuro-méningée : la méningite ourlienne est fréquente et peut être asymptomatique ou se révéler par de la fièvre, des maux de tête, des vomissements et une raideur méningée. L’évolution spontanée est rapidement favorable sans séquelles.
  • Une atteinte du pancréas, ou pancréatite aiguë : elle reste très rare et d'évolution bénigne en quelques jours.

D'autres localisations sont possibles mais très exceptionnelles : encéphalite par atteinte du cerveau, inflammation des nerfs crâniens avec un risque de déficit sensoriel, du muscle cardiaque, d'une articulation ou encore du rein.

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Diagnostic et traitement des oreillons chez l'adulte

Le diagnostic des oreillons est essentiellement clinique devant l'aspect de parotidite, la présence d'une personne infectée dans l'entourage et l'absence de vaccination. Le virus peut être recherché par une sérologie en cas de forme atypique ou d'atteinte extra-salivaire, et par une ponction lombaire en cas de méningite.

Le traitement des oreillons est uniquement symptomatique : médicaments contre la fièvre et la douleur, soins de bouche pour la parotidite. 

Une orchite ourlienne nécessite un repos au lit avec port de suspensoir. En cas de pancréatite, de méningite ou d'autres atteintes plus rares, il faut être hospitalisé. La plupart du temps, les symptômes régressent spontanément en une dizaine de jours. 

Prévention des oreillons chez l'adulte et l'enfant

Un adulte atteint des oreillons doit être isolé, notamment de ceux qui ne sont pas immunisés, jusqu'à la guérison clinique. Il est contagieux de 1 à 2 jours avant le début des symptômes, et jusqu'à leur disparition.

Le vaccin est intégré au vaccin triple rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Ce vaccin obligatoire à compter du 1er janvier 2018 est réalisé à 12 mois avec un rappel avant 24 mois. Si le nourrisson est en collectivité, il peut même être effectué dès 9 mois. Il confère une immunité de 95 % et il est bien supporté, même s'il est parfois suivi d'un discret gonflement des glandes salivaires. Il est en revanche contre-indiqué en cas de déficit immunitaire ou de grossesse.

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